Where was I?

« I worry about my child and the Internet all the time,
even though she's too young to have logged on yet. Here's what I worry
about. I worry that 10 or 15 or 20 years from now she will come to me and
say, "Daddy, where were you when they took freedom of the press away from
the Internet?' »

Je pense à ça en déroulant mon flux Twitter.
Je pense à ce mail reçu en plein milieu de la nuit.

Je pense aux outils prédictifs. Ce qu’ils pensent de moi, de nous.
Ce qu’ils savent de nous.
Ce n’est pas le bon moment pour [encrypted content].

Je pense à m’exprimer par le biais de personnages fictifs parce que c’est plus facile.

Je pense à tout ce que j’aurais pu faire, tout ce que je n’ai pas pu faire parce que je n’ai pas pris le temps.
Je pense à l’anxiété et au manque de temps des gens autour de moi.

Je pense à la combinaison de mots « J’ai cessé de give a fuck (une fois de plus, les mots français me manquent). »
J’ai honte de moi, un peu. J’ai honte d’être ici. J’ai honte de vivre ici.
Je pense au mot netizen et je voudrais transformer chaque parcelle de mon corps pour vivre dans l’Internet, vivre dans la machine et ne devenir que bits et octets.

Et je me sens confuse parce que j’ai plein de choses à dire mais que je n’arrive pas à dégurgiter tout ça.