Vous allez rire.

Vous allez rire. Parce que cet article, je l’ai déjà écrit. Plein de fois. Un tas de fois.

Depuis peu, je me suis remise à lire des blogs. Pas des blogs de spécialistes de la culture visuelle. Pas des blogs de célèbres decorate women américaines. Pas des blogs de photographes.
Des blogs écrits par des gens. Des gens comme vous, comme toi, comme moi. Et lire ce genre de blogs m’envahit d’une certaine nostalgie. Lire ce genre de blogs m’inspire. Me donne envie de faire la même chose.

J’ai cessé de venir ici. Mais assez régulièrement, il me prend une envie folle de me remettre à poster un million de trucs. Il m’est même arrivé de faire des listes d’articles potentiels. Donc, assez régulièrement, il me prend l’envie de tout refaire. Repartir à zéro. Poster plus souvent. Et c’est un échec.
Et peut-être que ce sera un autre échec.

Mais.

Mais je suis en train de lire Homeland de Cory Doctorow. Et c’est un bon très livre. C’est un très bon livre. C’est excellent. C’est tellement bien que je crois que je n’ai jamais lu un truc aussi brillant. C’est tellement bien que j’aimerais ne jamais le finir.
Et donc, je voudrais en parler

Peut-être que ce sera un échec.
Mais.

Mais depuis peu, je fais des trucs que je ne faisais jamais avant. Je parle. Je participe à des discussions. Je donne mon avis sur des trucs. En explique d’autres. Et tout ça me demande un effort considérable. Tout ça me demande un effort considérable parce que ça me force à sortir de ma zone de confort, celle où je ne dis jamais rien et je me contente d’écouter.
Et vous savez ce qui se passe quand on sort de sa zone de confort ? On expérimente des trucs, ce qui amène à découvrir d’autres choses dont on ignorait l’existence ou la possibilité.
Donc j’ai envie de parler. Pas juste écrire. J’ai envie de dire quelque chose. Peut-être même un tas de choses.

Il se peut que ce soit un échec.
Mais.

Mais je regarde des blogs. Avec des gens qui parlent. Et tout ça m’inspire.
Et je scrolle des Tumblr adulescents.
Et tout ça m’inspire.

Je crois que j’ai besoin de faire un reboot. Un véritable reboot. Je sens, je sais que j’ai besoin de faire le tri. Dans mes plugins, mes catégories, mes listes d’articles jamais écrits, les trucs que j’ai besoin de dire/écrire.
Je veux refaire l’habillage. Et peut-être déménager.
Oui, déménager encore. Mais déménager pour plus de libre.
Et déménager en gardant les meubles.
Oui, garder les articles que j’ai écrit ici. Les exporter ailleurs. Mais les garder. Vraiment les garder.
Je suis fatiguée d’effacer ma vie au fur et à mesure. Fatiguée de regretter d’avoir tout effacé.

Je crois que j’ai besoin de revenir à un truc plus spontané, moins sérieux.
Vous savez, ces gens qui, à 20 ans, sont déjà nostalgiques de leur adolescence ?
Hé bien je suis nostalgique de ma vision adolescente du blog.
Je suis nostalgique du rose fluo, des trucs qui piquent les yeux et toutes ces choses qui, moi, m’enchantent.

J’ai besoin de plus de spontanéité. J’ai besoin de me sentir à la maison en publiant des articles.
J’ai toujours dit que ma seconde maison, si ce n’est la première en réalité, est l’Internet.
Et il est temps que je sois en accord avec tout ce que je pense.

Donc je vais une fois de plus changer d’habillage. Peut-être changer d’URL.
Quand est-ce que je le ferai ? Aucune idée. Je crois que j’ai besoin de me préparer. De ne pas tout faire sur un coup de tête. De réfléchir longuement à ce que je vais poster, ce que je vais utiliser comme boutons, si le bloc de texte sera en Serif ou non (spoilers : J’ai toujours préféré le sans-serif).
Aussi, il est temps que je fasse ce que je dois faire depuis très, très longtemps : publier toutes mes nouvelles.
Il faut que j’arrête de me cacher. Il faut que je commence à dire, vraiment : Hello my name is Moosh and this is who I am.
Il faut que je m’expose parce que je suis terrorisée à l’idée de le faire. Mais il faut que je sorte de ma zone de confort, parce qu’il n’y aura que comme ça que je m’en sortirai.

Le mot identité numérique m’enchante, et il est temps que j’explore ce que ça veut dire réellement, pour moi.

Je suis impatiente de me mettre au boulot.