vendredi 12 septembre 2008

Comment vous expliquer? Par où commencer? Je crois que, déjà, je vais commencer par une petite annonce.
Alors ouvrez grand vos oreilles.
Je recherche quelqu’un, sur Brest de préférence, qui accepterait de poser en sous-vêtements. Et histoire de la jouer exigeante, je voudrais quelqu’un de plutôt rond, ou plutôt maigre. Je ne veux
personne de bien foutu.
Et il y a tellement de choses à raconter que je pourrais y passer la nuit. La vie à Brest, c’est un peu comme une neige épaisse qui tomberait au beau milieu d’un sauna.
Pour la première fois, je ne me sens non pas respirer,
mais tout simplement exister.

Les premières personnes rencontrés ici restent pour le moment une sorte de mystère, mais à force de les voir tous les jours, je me suis attachée et je dois dire que je vais beaucoup m’ennuyer ce week-end. Et puis, on m’a prêté un livre. Un petit geste, comme ça, totalement inattendu et totalement insignifiant, mais qui veut dire beaucoup pour moi. Alors donc, je me plonge dans De Beaux Lendemains de Russel Banks, un sourire aux lèvres irrépressible en voyant les passages parlant de ganja, marijuana, et tous ces termes utilisés par les adultes,
soulignés et entrecoupés par des flèches.

Question littérature, je ne me suis toujours pas remise de La société des jeunes pianistes de Ketil Bjornstad, la beauté de ce bouquin m’a complètement bouleversé et c’est avec difficulté que je suis parvenue à le refermer une fois arrivée à la dernière phrase. Le fait du prince de Nothomb n’est pas une réussite; quant à Au secours pardon de Beigbeder, à éviter carrément. La chute est un peu glauque, l’histoire est chiante et sans intérêt. On a presque envie de crier :
Où est le véritable Octave Parango?

En passant par la Fnac et en jetant un coup d’oeil aux bouquins sortis récemment, je suis restée scotchée devant le dernier Murakami, le dernier Alice Sebold et le dernier Hitonari Tsuji. Alors à ceux qui veulent me fairent plaisir, mon anniversaire n’était que la semaine dernière. Il n’est jamais trop tard. (Je plaisante, bien sûr)

Les soirées où la vaisselle s’entasse, les sachets de thés disparaissent à une vitesse effrayante, les cendriers très vite pleins. Les conversations croisés.On en roule un autre?
Qui veut un thé? Je peux
te demander une blonde? Quelqu’un a du feu?

Ces petits rien qui font toute la différence.
Ces petits gestes qui deviennent une habitude. Fumer une cigarette dans sa salle de bain en sous-vêtements, faire la vaisselle à une heure du matin, si ce n’est pas deux, marcher maladroitement en talons dans l’appartement pour m’entrainer, faire des allers-retours Jaurès-Saint Martin, prendre un bain au réveil, manger des croissants chauds avec confiture de lait, le lavomatic du dimanche, écouter du Cypress Hill à fond, fenêtres ouvertes. Et secrètement, lorsque je mets le nez dehors, j’espère croiser mon voisin au dalmatien, qui étrangement a des airs de Régis Robert et met des vêtements dix fois trop grand pour lui. La prochaine, je lui ferais : Yo, voisin ! Et je sais aussi que, secrètement, Alexis veut trouver sa porte pour se ramener un soir, gentiment :
« t’as pas quelque chose à nous dépanner?« 

Bref, je me perds entre ma nouvelle vie et l’ancienne, pour ne plus faire qu’une. J’ai l’impression d’avoir une nouvelle peau, parfois. Je suis presque devenue quelqu’un d’autre et je me suis décidé, finalement, à devenir blondinette. Je fais des efforts pour ne plus ressembler à un sac de patates, et je laisse même apercevoir
quelques rondeurs qui ne veulent pas partir.

Tout va bien, tout va mieux, et cette fois rien ne doit changer.

Pour finir, à toi Le Vieil Amant, c’est la dernière fois que j’expose quelque chose publiquement. L’autre soir, lorsque j’ai fermé la porte derrière toi en te disant « adieu », j’étais sincère. Je ne veux plus te voir, parce que tu me rappelles trop de choses, tu ne me parles que de choses et de gens dont je ne veux plus jamais entendre parler. Tu es devenu quelqu’un de détestable, et quelque part cela me fait mal de voir que tu es l’opposé de celui pour qui j’avais autant d’affection et d’admiration. Je m’excuse de dire ça publiquement, mais lorsque je t’ai dit au revoir, c’était le point final à notre histoire, et notre non histoire.

Et si je reviens à Quimper ce week-end, c’est seulement pour des questions administratives, pour faire une machine, et pour m’occuper de nos monstroplantes :]
Et histoire de vous faire patienter jusqu’au prochain article, puisque je n’aurai pas internet avant un mois, je me suis finalement décidé à poster un bout du roman qui, pour l’instant, s’appelle Violette, faute de mieux.
Les critiques sont les bienvenues.
*

Et pour finir, cette fois pour de vrai, je voulais juste que vous admiriez mon tee Jack Bauer, parce que j’en suis très fière :]