Marketing is not a crime #02 : Pourquoi vous devriez prendre le temps ou dédier du budget

[Edit du 12/07/15]
Sur un presque coup de tête que je fomente depuis quelques jours déjà, je décide de publier tous les articles en brouillon qui s’entassent depuis des années dans mon WordPress.
Ils sont donc publiés bruts, tels quels et non relus. Certains n’ont pas été publiés parce que je n’ai jamais pris le temps de les finir, d’autres n’ont pas été publiés parce que j’ai voulu faire les choses trop bien et que le perfectionnisme, c’est le mal.

[Edit de l’edit]
Quelques-uns ne seront jamais publiés parce que je viens de me rendre compte que je les ai supprimé…

 

« Je suis designer graphique mais il est hors de question que je fasse de la publicité ou du marketing. »
« Je n’ai pas débloqué d’argent pour ça parce que j’étais pingre. Aujourd’hui je veux bien y accorder un peu plus de budget. »
« Je n’ai pas le temps. », variante de : « Je n’ai pas le budget. », variante de : « Je n’ai pas les compétences ».

Si j’ai choisi depuis quelques temps la voie la voie du militantisme numérique et technologique, je me rends compte que je passe aussi beaucoup de temps à démystifier et faire de la sensibilisation à la communication.
Je regrette que ce soit un art dénigré, mal vu et toujours systématique associé à du raw capitalism (ouais, l’anglais c’est branleur mais j’aime trop cette expression pour la citer autrement).
Le mot communication est un mot sale. Comme le mot féminisme. C’est un mot qu’on prononce à voix basse, comme le féminisme, parce qu’il est chargé de trop de symboles, de trop d’histoire et de trop d’idées toutes faites et préconçues.

La communication est finalement une vaste légende urbaine. Il est important de la comprendre et ce, pour plusieurs raisons :
1. La communication, comme la technologie, n’est ni bonne ni mauvaise. C’est l’usage qu’on en fait qui est déterminant.
2. Il est important de comprendre la communication pour apprendre à s’en servir correctement et s’autonomiser (empowerment étant un mot bien plus compréhensible qu’autonomisation)
3. Il est important de comprendre la communication pour se détourner de la mauvaise communication (celles qui fait partie du raw capitalism, justement)

Pour retrouver le premier article, rendez-vous par ici : Marketing is not a crime #01 : Vous savez qui fait de la communication ?

 

——————————————————————————————————————————————————————–

 

Il y a deux manières d’envisager la communication comme quelque chose de problématique :
1. La communication prend du temps.
2. La communication demande de l’argent.

Il y a une manière d’envisager la communication en posant la problématique de la mauvaise manière :
0. La communication est optionnelle.

 

Or, la communication est tout sauf optionnel. Cet article s’adresse principalement aux entrepreneurs, créateurs ou autre producteurs de quoi que ce soit. Mais, je l’ai dit dans le premier article : La communication s’adresse à tout le monde, elle n’est pas réservée à une élite et il est important de la comprendre avant de bien la pratique.
Les exemples cités ci-dessous peuvent donc très bien inspirer (je l’espère) n’importe qui.

 

Pourquoi vous devriez prendre du temps pour votre ou dédier du budget pour votre communication visuelle

xxxx

Pourquoi vous devriez prendre du temps pour votre ou dédier du budget pour votre présence sur les réseaux sociaux

xxxx

Pourquoi vous devriez prendre du temps pour votre ou dédier du budget pour raconter votre histoire

Le storytelling est une technique de communication qui consiste à raconter une histoire, ou plus largement un univers, un style de vie ou des idées.
L’histoire de Nespresso, c’est l’histoire d’un café qui n’a le goût d’aucun autre. Mais vous n’achetez pas le produit. Vous achetez l’histoire qui va avec. Vous achetez un univers. Vous achetez Georges Clooney. Vous achetez un café qui coûte plus cher, mais qui est meilleur. Vous achetez les magasins à la scénographique sophistiquée qui vont avec, et les employés endimanchés qui vont avec.
Acheter Nespresso, c’est autant acheter un produit qu’un style de vie.
L’histoire d’Apple, avant, c’était l’histoire d’un groupe de personnes qui allaient à contre-courant, qui provenaient des milieux de la contre-culture et qui ne faisaient rien comme tout le monde. Aujourd’hui, l’histoire d’Apple, c’est le soin apporté au design des produits. À l’ergonomie des produits. L’histoire d’Apple, c’est un seul bouton sur son téléphone.
Acheter Apple, ce n’est pas acheter des produits de meilleure facture. C’est acheter l’idée que vous êtes un artiste et que vous pensez à contre-courant.
Vous pensez vraiment qu’il vous faut des produits Apple si vous travaillez dans le design ou le graphisme ? Je connais un gars qui est designer graphique. Il travaille sous Linux. Alors okay, il représente peut-être un pourcentage infime mais par contre, je connais un tas d’autres gars qui font de la PAO sur Windows. Vous savez qui est un professionnel des arts graphiques et travaille sous Windows ? Geoffrey Dorne.
L’histoire d’Arduino, c’est la promesse d’un monde meilleur parce que plus ouvert. C’est l’histoire de milliers de petites mains et de milliers de petits cerveaux qui, tous les jours, améliorent le monde parce qu’ils bidouillent du matériel, et qu’ils ont le droit de le faire. L’histoire d’Arduino, ce n’est pas l’histoire d’une entreprise. C’est l’histoire d’une communauté. C’est l’histoire de matériels, et de visages.
Arduino et RasperryPi, pour ne citer qu’eux, font partie d’une nouvelle industrie très florissante. Mais ça, c’est un autre sujet et un autre débat, et Chris Anderson en parlera bien mieux que moi et de manière bien plus complète.
Il y aurait des comparaisons et des parallèles très intéressants à faire entre les blogueurs à temps plein qui vivent de leur blog, et les industries Open Source. Spoiler alert : Boooh ils gagnent de l’argent.
L’histoire de Greenpeace, c’est l’histoire d’un monde plus vert et plus écologique. L’histoire de Greenpeace, c’est l’histoire de ce qui arrive quand on met plus de nucléaire partout. C’est l’histoire de ce qui arrive quand on ne fait pas attention à l’environnement et la biodiversité. Greenpeace, c’est l’histoire d’une quinzaine de gars qui, dans les années 70, se sont embarqués dans un chalutier pour empêcher des essais nucléaires. Quand vous soutenez Greenpeace, vous ne soutenez pas que l’ONG. Vous soutenez les idées que défendent l’ONG. Vous envoyez un message : Voici ce qui ne va pas dans le monde, voici comment changer les choses, et voici ce que j’en pense.
Je n’ai pris que des exemples très connus pour appuyer mes propos, mais le storytelling peut s’appliquer à n’importe quelle structure, que ce soit une entreprise, une association, une fondation ou un simple regroupement de citoyens.
Le storytelling est la pierre fondatrice qui va vous permettre d’avoir un tout cohérent et homogène. Le storytelling est l’histoire que vous racontez au monde, les valeurs et idées que vous défendez et le style de vie que vous prônez.
Mais le gourou du marketing américain en parle bien mieux que moi et de manière bien plus complète.

 

Pourquoi vous devriez prendre du temps ou dédier du budget pour votre site Internet

Peu importe votre secteur d’activité, peu importe ce que vous fassiez dans la vie, avoir un site Internet est dans les premières choses à ne pas négliger. Il arrive peut-être même dans la deuxième place après votre communication visuelle, parce qu’il découle de celle-ci, et qu’il donnera le ton sur tout le reste.
Oui, avoir un site Internet coûte cher. Il y aura forcément un coût minime. Que ce soit pour l’hébergement ou le nom de domaine. Mais là où les choses se compliquent et engagent des frais supplémentaires, c’est lorsque vous engagez quelqu’un pour faire votre site.
Pourtant, dédier du budget pour votre site Internet ne devrait pas être optionnel (à moins, bien sûr, d’avoir le skill et les connaissances plus théoriques pour le faire soi-même). Et ce, pour deux raisons principales :
1. Parce que vous allez gagner en professionnalisme.
2. Parce que ça rendra service à vos clients.
Combien de sites à ce jour ne respectent pas les critères ergonomiques les plus basiques ? Combien de sites sont aujourd’hui suffisamment mal branlés pour rendre l’utilisateur fou de rage ou persuadé d’être idiot parce qu’il n’y arrive pas ?
Avoir un site Internet efficace, ce n’est pas juste avoir un site Internet joli et qui reprend les éléments de votre charte graphique. Avoir un site Internet efficace, c’est également avoir un site Internet qui remplit des critères ergonomiques. C’est avoir un site qui pointe vers vos médias sociaux. C’est avoir du texte bien écrit, bien relu et sans fautes d’orthographe. C’est avoir des images pas trop lourdes et à la meilleure résolution possible. C’est avoir un site responsive, qui peut aussi bien se consulter depuis un écran d’ordinateur qu’un terminal mobile.
Alors oui, avoir un site Internet fonctionnel et efficace peut vous prendre du temps, mais aussi vous coûter de l’argent. Vous pouvez très bien avoir un site fait main et qui marche à peu près. Ça peut même être un élément de communication ou un argument commercial. Mais dès lors que vous voudrer passer à l’étape supérieure, il va falloir vous préoccuper de ça.
Parce qu’avoir un site Internet fonctionnel, efficace et beau, ça veut deux choses et ça envoie deux messages :
1. J’accorde suffisamment d’importance, d’attention et de soin à mon entreprise pour lui fournir le site qu’elle mérite
2. J’accorde suffisamment d’importance, d’attention et de soin à mes clients pour leur fournir une expérience de navigation à la hauteur de ce qu’ils méritent