lundi 11 août 2008

Après m’être longuement étiré, je me faufile sous la couette et me blottit contre le petit corps chaud qui m’y attend. J’embrasse son visage sucrée et nos mains se mélangent. Je murmure des mots doux à ses oreilles, et malgré le clair-obscure qui envahit la pièce, j’aperçois un sourire, que je mange aussitôt. Mes mains se perdent dans ses cheveux, et je me surprends à observer ces traits que je connais à présent par cœur.
Et depuis quelques jours, on est absorbé par ce déménagement, par ce futur et premier chez nous, on parle de ces bains qu’on prendra dans une pièce éclairée seulement aux bougies, ces petits déjeuner juste nous deux, ces repas sophistiqués qui prendront plus de temps à cuisiner qu’à savourer, et moi spectatrice de ces bras qui s’activeront entre les casseroles, l’huile et le frigo; et qui plus tard se poseront autour de ma taille.
Les chocolats chauds qu’on prendra lorsque le vent soufflera dehors, ces films qu’on ira voir ensemble en se goinfrant de pop-corn, comme deux grand enfants que nous sommes.

Et je ne demande rien de plus.