jeudi 28 août 2008

Ceci est juste un essai..

« Un jour, je serai tellement stone que je rencontrerai Tyler Durden »

Et donc, je suis trop stone et j’essaie de voir Tyler Durden.Je penserai très fort à sa tête et ses vêtements puis je me retournerai et je verrais Tyler D. au lieu d’Alexis. Mais ça ne marche pas parce que je ne suis pas assez stone.Si j’étais toute seule, je pensais que j’y parviendrais facilement mais j’ai trop honte et consciente que quelqu’un est avec moi, du coup je ne me laisse pas aller.

Ensuite je vois le Mexique en face de moi avec Cypress Hill qui m’attendrait à l’entrée de d’une ville.
Mais en fait ce serait une ville à la Dark Meat City.
Je vois la rue la nuit,il y a des danseuses et de cucarachas, je suis dans cette rue et j’écoute le bruit de la musique dans la rue, puis les femmes à l’entrée des restaurants s’avancent vers moi en riant.
Et j’ai l’impression de vivre un trip à la Jenny Shecter, et je trouve ça trop frappé.

J’essaye d’explorer ce que je j’écris, et je veux rentrer dans une chanson. Alors je choisis Behind The Guisguise de Wax Taylor, chanson qui déjà me donne des frissons dans le dos quand je l’écoute. Ce que je vois est tellement magnifique que je n’arrive pas à le décrire. J’en ai presque les larmes aux yeux. Je vois cette pièce, ce château, avec des tas de filles à la Kirsten Dunst dans Marie-Antoinette. Je me promène dans les couloirs de ce château, et dès que j’écris, tout part, toute cette sensations, pouvoir être dans cet endroit.
Puis je me trouve face à une salle d’opéra, et je suis le chef d’orchestre, ma tête va de gauche à droite, je souris. Mes gestes flottent en l’air. J’ai un visage différent, mais je suis toujours moi même. Ce serait une scène à la Dahlia Noir. Bizarrement, Jenny S. est encore là. Mais avec un nom plus.. rétro.

A présent, je mets ’64 Aka Go de Lemon Jelly, j’attends le moment où les notes se lèvent, que tout part plus intensément, et je sais que j’aime écouter ce morceau quand je suis dans cet état. La dernière fois que je l’ai fait, je suis devenue mon personnage principal. Je suis devenue Violette. J’écoute la chanson, parce que je ne peux rien ressentir si j’écris. La voix du chanteur me donne également des frissons dans le dos, et lorsqu’il dit « And at last, I understood, GO » je sens tout s’écrouler en moi.
Je m’amuse avec les notes qui durent éternellement et au moment précis où a chanson part plus fort, je ressens un déchirement intérieur, comme si tous mes démons ressortaient et feraient une fumée noire autour de moi. Mais je n’ai pas peur.

Je mets la BO de l’étrange Noël de Mr Jack, et je me rends compte que je ne pourrai jamais tout écrire, tout simplement parce que je pense à trop de choses à la fois. Mais je réussis à me concentrer et me contrôler, il faut que je reste concentrée, sinon tout va foirer. Je vois des tas d’endroits qui défilent, comme une sorte de fond d’écran transparent et qui fait des trucs à la CoverFlow, le truc d’iPod. Je ne suis pas assez à l’aise avec la chanson, alors je ressens de la peur, parce que je ne veux pas aller dans un endroit qui ne m’est pas familier. Je ne comprends pas ce que j’écris, et je ris en pensant à cette dernière phrase.

Cette fois, je lance Humming de Portishead, mais je ne veux pas écrire ce que je vois et ce que je ressens, parce que je veux garder ça pour moi. La chanson ne convient pas, alors je change pour Angel de Massive Attack. Cliché mais efficace. Je pense à une scène de Stay, quand la vie d’Henry Letham est sur écran, Athéna et tout le reste. Je vois le pont de Brooklyn et je me dis que je devrais me tirer une balle sur ce pont le 1er septembre 2011. 21 ans, comme Tristan Rêveur. Je suis dans le film, et je suis Henry Letham. Je regarde par terre, et mon lacet est défait. Dans ma poche, je cherche une bague. Et je cherche aussi à savoir pourquoi ce film me fascine autant.

Je m’allonge par terre et je marche au plafond. Mais je n’arrive pas à ne pas avoir conscience d’être stone, ce qui bloque mon imagination. Dès lors, je suis bloquée par des barrières qui ne veulent pas s’ouvrirent. je suis condamnée par des limites à perte de vue, sans pouvoir traverser la frontière.