jeudi 22 janvier 2009

jeudi-22-janvier-2009

Lorsque je dis que je passe mes journées à lire, écrire et fumer, on me répond : La vie d’artiste.
Certes. Mais ceci dit, mon rythme de lecture a énormément baissé, l’année dernière je m’enfilais presque deux livres par semaine, ces derniers temps, ça ne dépasse pas les plus de deux par mois.
J’essaie de ne pas trop fumer, je dirais même que ma consommation a baissé de deux ou trois cigarettes par jour, ce qui n’est pas plus mal quand on sait qu’à un moment, je n’étais pas loin d’un paquet par jour.Et puis surtout, surtout, j’ai commencé un nouveau roman. Et une fois de plus, j’arrive mieux à dessiner mes personnages sous les traits d’acteurs de séries, ou de cinéma.
Cette fois là, je réalise cette envie soudaine d’adapter le fabuleux David Strathairn sous les traits du père de l’héroïne. Un des personnages est un dérivé de Cate Blanchett dans I’m Not There, quelques dizaines de kilogs en plus.
Le personnage principal est Lou, qui est aussi présente dans A Retardement, et qui est cruellement similaire à l’adorable Lou de Chuck (les fans comprendront).Aujourd’hui, on m’a demandé quel genre était A Retardement. Prise de court, j’ai répondu spontanément : drame.
Mais ce prochain roman sera difficile à cerner. Spontanément encore, je répondrais par élimination qu’il s’agit d’une auto fiction. Peut-être même plus fiction qu‘auto, mais en partant du principe que mon héroïne est grosse et le vit mal, on ne peut pas nier l’auto là-dedans.
Tout le reste est pourtant de la pure fiction, du moins pour le moment, ça l’est.

Mais parler des filles comme ça, avec une telle intimité, ça m’en effraie presque et peut-être qu’au point final du roman, je me dirai : « Pourquoi les garçons? »

Peu importe.
Je suis extrêmement fatiguée ces derniers temps, et mes horaires sont complètement l’inverse de ceux qui me faisaient passer mes nuits sur cs.
Arrivée à dix heures du soir, je lutte pour rester éveillée, et je me lève toujours entre huit heures et dix heures du matin.
Cette fatigue m’épuise littéralement, et écrire n’améliore rien. Mais je suis déjà plutôt satisfaite des ébauches de chapitres de ce nouveau roman, qui n’a toujours pas de titre.

La semaine dernière, j’ai entamé un bouquin de Lovecraft acheté quelques mois plus tôt, mais je l’ai perdu il y a moins de trois jours. Après l’avoir cherché partout, je l’ai finalement apperçu aujourd’hui, sous le lit.
Entre temps, j’ai commencé un nouveau Murakami, et comme à chaque fois, c’est le coup de foudre. Comme à chaque fois, je me dis que celui-ci est mon préféré, mais quand je repense aux autres, je me dis que finalement, non, impossible de décider lequel est mon préféré. J’avais toujours eu envie de lire Les Amants du Spoutnik, et je ne suis pas déçue.

Mieux, je tombe amoureuse de chacun des mots qu’il écrit.