dimanche 9 mars 2008

C’est à présent le seul moyen que j’ai trouvé pour me débarrasser de toi.
Puisque je ne suis pas assez forte pour me mentir en disant que je n’ai plus besoin de toi
je finis par rêver de toi toutes les nuits
Sempiternellement jusqu’à ce que je me réveille au petit matin en regrettant mon rêve dans une sorte de douce folie qui m’inquiète plus qu’autre chose
Alors je me raccroche à d’autres en portant leurs odeurs
et leurs vêtements
Parce que ça me rend plus forte, et de me dire que je suis mieux sans toi,
Je m’accroche aux gens qui habitent en bas de ma rue comme si c’était une question de vie ou de mort
Je vais aux endroits que nous fréquentions avec d’autres mais je continue de t’attendre
Je continue de fixer la porte en espérant que tu la franchisses
Même si c’est avec une autre
Je m’en fiche car je ne veux pas de toi comme un amoureux mais je veux de toi comme une partie de ma personne
Car je sais que tu es parti avec un morceau de mon cœur,
aussi infime soit-il
Et je me surprends à vouloir pleurer
en écrivant ces quelques mots
Parce que je sais que ça fera une semaine de plus sans te voir
Parce que je sais que j’attendrai le week-end
avec une morbide impatience
En sachant pertinemment que si je dois te voir ce sera par inadvertance et par hasard
Mais je ne peux pas t’appeler
parce que j’ai peur d’entendre ta voix
Et j’ai peur de me rappeler nos anciennes conversations très tard dans la nuit
Je garde encore les vieux textes que j’avais écrit à ton propos
Indirectement ou non
C’est toujours vers toi que je reviens
parce qu’il n’y a pas eu le mot fin
Et c’est encore sur toi que j’écris
Et c’est encore toi que je sauverai alors que c’est moi que je devrais sauver
Qu’il s’agisse d’une bombe ou pas
Mes métaphores tombent à l’eau et tournent en rond
Et je sais que tu ne liras pas ces mots
alors que d’autres les liront
Et je sais que d’autres penseront
ce qu’ils veulent penser sans y réfléchir
Mais si tu passes par là par inadvertance et par hasard
Fais comme si de rien n’était et reviens
Rencontre moi par hasard et propose moi une cigarette
Parce que je ne serai plus celle qui t’en demande.