Des lumières sous la pluie.

Et donc, maintenant, en cet instant précis, je peine à déglutir quelques mots. Je peine à déglutir quelques mots tout court. Et tout est confus.
Alors je lance Lights d’Archive, en me disant qu’à présent tout sera facile. Qu’il suffit de cette chanson pour se lancer.
Je me lance, mais rien ne vient. Un certain vide s’installe autour de mes personnage, contredit par un plein IRL, In Real Life. Je ne sais plus quoi dire parce que je réapprends tout. Après l’orage, après avoir coulé je me remets à nager. Toutes ces putain de métaphores pour arriver à rien.
Je n’ai même pas envie de faire du joli ce soir, je veux juste dire. Me laisser aller sur du 5-5-3-3-0-1 sur une corde de SI. Ces putains d’exercices de guitare que je ne fais plus. Et continuer à aller à ces putains de cours parce que mon prof est encore plus fauché que moi.
Et il y a cette faim, que je vais devoir maitriser. Cette fatigue que je vais devoir combler par des heures de sommeil.
Mes nuits blanches s’enfuient, à l’heure où tout le monde dort, ce n’est plus moi qui suis éveillée avec une tasse de café. Je ne sais plus écrire à la main. Je ne sais plus écrire sans correcteur d’orhographe. Je ne sais plus écrire tout court.
Et ce qui me manque le plus, c’est cette putain de fenêtre avec vue sur la gare, à l’heure où a présent je dors. Je ne suis plus ce chat de gouttière, je fais tout à l’envers où de la mauvaise façon.
Et à cet instant précis, je sais pourquoi je n’y arrive plus. Parce que je suis détachée de tout le reste, et je n’ai pas trouvé ce nouveau modèle de référence, où je pourrais caler mes sentiments sur une personne fictive, créée de toute pièce par ces ongles maladroitement vernie.
Tout ce chemin pour en arriver là. Une personne qui ne vous écoutera pas forcément des deux oreilles, mais qui sera à l’autre bout du téléphone, anytime anywhere; et avec qui vous envisagez déjà un coloc dans 2 ans.
Putain c’est beau de rêver. Et me voilà coincée entre deux âges. Le père mourant et la spooky de 15 ans. Je veux juste que ce soit beau, crédible, et je veux qu’on pleure
Alors voilà, Lights est fini, ça fait 2o min que j’écris, et c’est reparti pout un tour. Alors pardon si je parle beaucoup ce soir, mais je ne pense pas poster avant longtemps.
Et maintenant je ne sais plus quoi dire parce que j’ai fait la maladresse d’une transition et je ne veux pas effacer cette dernière phrase.
Disons qu’on finira là dessus, avant que j’en dise trop.Des gens sur mon canapé et des bouteilles vides.
Pour l’instant, on se contentera de ça.

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