Chroniques chaotiques de New Berlin, Interlude #01

Méta-article. L’interlude n’est pas un bout d’histoire. L’interlude est une histoire sur l’histoire. L’interlude est l’histoire derrière l’histoire.

 

J’ai rompu le contrat que j’avais passé avec moi-même. Ajouté un propre fork que je n’avais pas prévu. Le contrat de La Machine à Rêves sera rompu au sixième épisode. Les Chroniques Chaotiques de New Berlin ne seront pas la Machine à Rêves.
Ce devrait être un dialogue. Ce sera un monologue. Parce qu’il est tard. Parce que je viens d’écrire, de planifier, de programmer le bouton Publier.
Parce que je n’ai pas la moindre idée de ce que je faisais, que je n’ai pas la moindre idée de ce que je fais, et pas la moindre idée de ce que je ferai.

J’ai introduit une autre histoire dans l’histoire. Ai passé mon temps à dire que ce n’était qu’un exercice narratif, un exercice avec des mots. Souvent, c’était vrai, parfois ça ne l’était pas.
Cette exercice était erroné dès le début. Il y avait déjà une histoire dans une histoire. Voilà une autre histoire dans ces histoires. Une histoire qui ne durera qu’un fragment. Une histoire que personne ne pourra déchiffrer. Le premier fragment écrit par nécessité. L’expérimentation continue, évolue.

Je voulais faire un premier bilan après le sixième fragment. Analyser les 18 du mois et non les fragments.
Avouer que je suis capable d’écrire n’importe quand, pas juste quand j’en ressens la nécessité. Avouer que c’est autant une nécessité qu’une addiction. Avouer, finalement, que c’est une nécessité et non une addiction. C’était une addiction, c’est devenu une nécessité.

Ce sixième fragment est une erreur dans l’histoire, un glitch.
Mais l’exercice était erroné dès le début.
Et peut-être que ça ne devrait être que ça. Un simple exercice.
Peut-être qu’il est temps d’avouer que je n’ai aucun attachement pour Heikki ni Felisha. Que ce sont juste des éléments nécessaires à l’exercice. Que c’est une simple expérimentation, une manière différente de faire.
Peut-être qu’il est temps d’avouer qu’il n’y aura probablement aucun message derrière. Que tout ceci ne consiste qu’à déverser des mots et non inciter à la réflexion.
Peut-être qu’il est temps de se demander si inciter à la réflexion peut réellement se faire par le biais de cette expérimentation.

 

Je repense beaucoup aux théories de la dramaturgie ces derniers jours. Et plus j’y pense, plus tout ça me fait à nouveau envie.
Les théories de la dramaturgie me permettraient d’inciter à la réflexion.
Mais je sais pertinemment que me replonger là-dedans doit être fait pour un projet sérieux, et que ce projet sérieux doit être une priorité, et qu’un tel projet ne peut-être une priorité pour le moment.
Je me visualise parfois remplir des murs entiers de schémas. De connexions. De post-its écrits dans la précipitation, comme j’ai pu le faire avant. Comme j’ai pu le faire pour des projets où je ressentais de l’attachement pour des Super Geek Boy, des Yumeji, des Basile ou des Mika. Des Zooey, des Violette, des Cerise ou des Maïna.

New Berlin ne ressemble à rien à mes yeux. New Berlin n’est qu’un bazar que je n’ai pas envie de structurer. New Berlin me soulève de nombreuses questions. Il m’est parfois très difficile d’écrire un fragment.
New Berlin est une expérimentation. Et s’il ne ressemble à rien, si ce n’est qu’un bazar que je n’ai pas envie de structurer, alors c’est une réussite.
Un des premiers jets est un document texte qui traîne quelque part sur mon disque dur. Et ce document texte s’appelle
Il n'y a pas d'enjeu.odt
À l’époque, Heikki et Felisha s’appelaient Moka et Dorian. Et j’avais déjà plus d’attachement envers Moka et Dorian.

 

La Machine à Rêves ne doit pas être une histoire à écrire. La Machine à Rêves est une histoire qui a été vécue, il y a de nombreuses années, et qui suit la plupart du temps son cours mais prend parfois des tournants inattendus.
Une histoire qui n’aura probablement jamais de fin. Un fil rouge qui ne se cassera jamais.

Dans dix ans, La Machine à Rêves continuera à être une histoire. Et, entre temps, il y aura de nombreux fragments. Certains anecdotiques, d’autres peut-être moins.
Le sixième fragment prend tout son sens parce que je viens de l’écrire, de le programmer, mais il sera probablement périmé d’ici le prochain 18ème jour du mois de mai.
Le sixième fragment n’est qu’un alignement de mots qui ont du sens dans l’histoire, mais personne ne pourra déchiffrer cet alignement de mots.
Et ça fait partie de l’expérimentation.

 

Dans dix ans, La Machine à Rêves sera toujours une histoire.
Dans dix ans, le sixième fragment sera toujours un glitch.

 

Ceci n’est pas la fin de La Machines à Rêves.
Ceci est la fin du premier acte de New Berlin.