Chroniques chaotiques de New Berlin, Fragment Final

À mon ami imaginaire, c’est à toi que je dédie le fragment final.
L’occasion d’annoncer au reste du monde, aux ami·e·s réel·le·s, aux ordinateurs qui indexeront mon contenu, à tous les êtres organiques et électroniques du monde entier et des tuyaux partout sous l’eau que New Berlin ne continuera pas.

Je te l’écris à toi particulièrement, mon ami imaginaire, parce que tu as suivi le projet depuis le début, que tu l’as relayé à plusieurs reprises, mettant derrière des mots que je n’espérais et auxquels je ne m’attendais même pas, et parce que tu as toujours été bienveillant à mon égard, et à l’égard du projet.

Je te l’écris à toi particulièrement parce que je sais que tu attends la suite.
Seulement il n’y aura pas de suite. New Berlin marque la fin d’une époque de ma vie. Et c’est drôle, parce qu’au tout début, je voulais reprendre quelque chose que j’avais entamé il y a dix ans, et c’est avec New Berlin que j’ai tourné la page d’une autre époque de ma vie.
New Berlin aura été spécial parce que c’est la première fois que j’expérimente quelque chose sans aucune contrainte ni aucune pression, même si ce n’est pas mon premier projet épisodique. New Berlin aura été spécial parce que c’est la première fois que je m’inspire de vraie personne (mais tu n’es pas dedans, si tu te poses la question… En fait, je ne sais même pas pourquoi je le précise).

Il n’y aura pas de suite parce qu’il n’y aurait jamais dû avoir de Fragment #13 ni de Fragment #14. J’ai brisé mon propre pacte en voulant continuer alors que je n’en avais plus vraiment envie.

Je voulais écrire cet article plus tôt pour te le faire savoir, mais c’est une bonne chose que je le fasse maintenant parce que je voulais te dire, et je voudrais vous dire aux autres, que j’ai entamé quelque chose de nouveau, avec le même contrat :

Je ne sais pas où je vais. Il y aura un lieu, une temporalité, un endroit, et tu le découvriras bientôt. Mais c’est la seule chose que je m’impose. Alors il risque d’y avoir des incohérences. Ça risque de ne ressembler à rien. Et de ne pas être intéressant. Mais il faut que je m’en foute. Il faut que je fasse ce truc. Pour expérimenter. Pour bidouiller. Pour créer. Il n’y a pas d’enjeu. Et il faut que le contrat soit établi dès le début. Pour qu’il n’y ait pas de tromperie sur la marchandise. Pour qu’il n’y ait pas d’enjeu, pas d’attentes, pas de pression.
Voilà la démarche, voilà le contrat.

Je pense que ce nouveau projet te plaira. Il s’inscrit dans la même lignée. D’ailleurs, connaissant mon penchant pour les crossovers, tu verras qu’il y aura sûrement beaucoup de similitudes.
Le titre te fera probablement sourire. J’ai fait un mélange.
D’ailleurs, c’est un peu grâce à toi que je l’ai trouvé, ce titre.

À mon ami imaginaire, je t’écris beaucoup moins que je ne l’aimerais.
Mais je voudrais une fois de plus prendre le temps de te remercier.
Savoir que tu me lisais m’a souvent aidé à dépasser certains complexes.

Et je vous remercie aussi, vous, le reste du monde, les ami·e·s réel·le·s, les ordinateurs qui ont indexé mon contenu, vous les êtres organiques et électroniques du monde entier et des tuyaux partout sous l’eau de m’avoir suivi. Je ne vous oublie pas non plus.

Simplement, je voulais que le mot de la fin revienne à un organique imaginaire. Et j’espère que vous ne m’en voudrez pas pour ça.

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