chez lwie, on ecoute du jazz .

Hypersomniaque. Depuis que ce mot est entré dans mon vocabulaire, ma vision du monde a changé. Jusqu’à ce jour, et pour le moment, je suis hypersomniaque. Rien de plus, rien de moins. Et cet hypersomnie commence à devenir vraiment pesante. J’alterne entre 12 heures de sommeil et 9, mais je suis incapable de me réveiller avant 1:OO pm. Mes journées sont de plus en plus courtes, et mes nuits de plus en plus longues. La nuit était mon meilleure alliée pour l’écriture et maintenant elle est devenue mon principale ennemie. L’angoisse d’un lit, l’angoisse d’une nuit. Alors aujourd’hui, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai réglé mon réveil à 10h25. Et bien évidemment, lorsque je me suis réveillée, il était 13h15. Je me lève toujours à des chiffres ronds, mais toujours à 13h. Et donc, j’ai fait mes 200 mètres pour aller à la Fnac et je me suis dégoté un bouquin sur le sommeil pour la misérable somme de 2.90 euros. Les chiffres ronds deviennent une obsession, peut-être même bientôt une folie.

Et puis j’ai des nouvelles lunettes, aussi. Enfin 3 paires de lunettes pour le prix d’une, merci Afflelou. Ma vue a très peu changé mais depuis que je suis allé chez l’ophtalmo et que j’ai appris que j’avais un léger strabisme à l’œil droit, je passe beaucoup plus de temps à examiner mon propre reflet. Et j’ai appris que mon visage était de travers, aussi, parce que mes anciennes lunettes étaient de travers. Et mes 3 nouvelles lunettes qui n’ont même pas une semaine, sont de travers. Bref, le petit drame bourgeois de ma vie :)
A part ça, j’ai largement dépassé mon temps d’adaptation et mes lunettes me font mal aux yeux, me donne des mots de tête. Alors j’altère les paires et rien ne change. Doucement mais sûrement, je commence à avoir les mêmes gestes que Cate Blanchett dans I’m Not There.

Je ne sais plus quoi raconter ni quoi penser. Je me force à écrire cet article par souci de régularité, mais je garde en mémoire ce compliment ô combien touchant : Débraillée ou la pop-culture au quotidien. Bref, je suis très fière que ces mots me soient adressés alors je remercie une fois de plus son auteur, qui commence à devenir présent à chacun de mes articles (mais rassure toi, Bertie, je déteste les blonds hehe). Ces petits mots banal me donnent du courage, je dois avouer, quand je me dis que tout ceci est pointless. Allez-y, faites moi des fleurs :)

Bizarrement, je mène ma vie de mon côté et pourtant, je garde un pied permanent dans le passé. J’étais déracinée, peu à peu je construis mes racines. On dit que nos parents sont nos héros quand on est petits, mes parents n’avaient jamais été mes héros jusqu’à présent. Petite, on disait que je ressemblais à mon père. Maintenant, je ressemble à mon frère mais je découvre des choses sur ses gens qui m’ont élevé et qui ont toujours été un mystère. J’ai hérité beaucoup de mon père, beaucoup plus que je croyais. Sa manie pour les choses propres et rangées, son esprit carré, sa droiture. Et j’ai hérité d’une certaine folie de ma mère. L’écriture vient de ma grand-mère, qui a gagné un prix dans les années 80. Je n’avais jamais su tout ça. Je pensais être la seule à écrire dans la famille, jusqu’à ce que ma mère me montre des nouvelles qu’elle a écrit, qu’elle écrit. Sa passion pour la littérature, ses névroses sentimentales et quotidiennes, sa folie pour les vêtements :)
Cette dernière m’annonce en voiture qu’elle voudrait m’emmener à Bruxelles voir la tombe de son chagrin inconsolable de jeunesse, son fameux belge dont j’ai appris l’existence cette année. Puis elle ajoute, comme d’habitude : »Je ne sais pas si c’est politiquement correct qu’une mère fasse ça ». Alors je réponds, comme d’habitude : « On s’en tape. Tu sais qu’on est au dessus de ça, qu’on aura jamais une relation mère-fille ».

Je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça, ou selon la forme impersonnelle, pourquoi je raconte tout ça. Je sais que ce sera lu et déformé mais peu importe. Et je vous dirais bien d’aller tous gentiment vous faire foutre mais je sais que ce n’est pas politiquement correct et puis, je suis au dessus de ça. Je remercie Mary d’avoir été là à ce moment, je remercie Mary pour beaucoup de raisons que je ne citerai pas ici. Je remercie Mary. Point.

Et puis, je me suis fait un ami dont je ne citerai pas le nom pour des raisons politiquement correct. Et cet ami m’a dit : je te ferai bien un câlin mais tu détestes ça. Ou quelque chose de ce gout là. Et je remercie aussi cette personne, qu’elle me lise ou pas.
L’autre jour, j’ai pleuré devant quelqu’un. Hypersomniaque ou pas, ça veut dire que je suis sur le bon chemin.

You know you love me, xoxo .
Et puis pour la vidéo, ça attendra un peu. L’appartement est comme qui dirait relativement bordélique :)